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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 18:04

Au revoir là-Haut, Pierre Lemaitre

Edition : Albin Michel

Pages : 567

Pourquoi j'ai lu ce livre : Mon beau-père me l'a prêté

 http://img.livraddict.com/covers/105/105823/mincouv68469562.jpg

Résumé (4ème de couverture) :

"Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après."

 

Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie qussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec les morts... Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architeture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'Etat qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu. Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins, et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionants.

 

Mon avis :

 

Histoire retraçant l'après-guerre et tous ses soucis dits "techniques" concernant les morts qu'il faut enterrer. Mais pas seulement cela... L'histoire de deux soldats qui doivent se reconstruire et se refaire une vie après cette fichue guerre qui a dévasté leur vie...

 

J'ai été très emballée par ce roman. Pierre Lemaitre nous transporte du début à la fin du livre avec un langage simple, des mots clairs et bien choisis. Il nous fait ressentir divers sentiments pour ses personnages : sympathie, pitié, haine, joie, douleur, compassion, incompréhension, et j'en passe. Les personnages sont donc bien dépeints et bien travaillés. Le personnage d'Edouard est peut-être choquant de par son physique mais aussi de par ses actes et pensées. Il ne pense pas comme tout le monde et agit de manière méprisante parfois. En ce sens on peut dire que c'est un marginal. Je plains son ami qui fait tout pour lui : le soigner, l'écouter, être à ses côtés car dans un sens je pense que s'il ne se sentait pas responsable de son état, il n'aurait pas fait tout cela pour lui. Il se sent redevable mais il ne le lui dit pas. Comme Edouard ne lui dit pas que tout est sa faute s'il est dans cette situation. On a l'impression que le sort s'est acharbé sur lui. Et ce, depuis le début jusqu'à la fin du livre. On a envie de dire : pas de chance, vraiment pas de chance.

Un autre personnage, lui, nous est antipatique dès le départ : ce mr. d'Aulnay Pradelle... Si je me souviens bien son nom, veuillez m'excuser, j'ai rendu le livre... Bref, ce personnage, mais alors, on passe par tous les sentiments négatifs à son égard... Je ne vous les citerai pas, je pense que vous savez de quoi je parle si vous avez lu le livre... Quelle audace, quelle infamie ! Bref, il ne nous laisse pas de marbre... 

Et ce mr. Péricourt qu'on plaind, qu'on essaye de comprendre, avec qui on finit par tenir parce qu'il a des remords concernant son fils... Qu'on prend même en sympathie parce qu'on connaît les événements et pas lui... Et cette ironie du sort qui le poursuit... Bref... Je n'en dis pas plus...

 

Comme vous le voyez, j'ai beaucoup aimé ce livre en partie grâce aux personnages bien dépeints. L'histoire nous tient en haleine, le rythme est bon et on ne s'ennuie pas une minute. On veut savoir comment l'histoire se termine. Personnellement je n'ai pas trouvé la fin très réaliste. Mais c'est le coup du sort...

 

Allez, je vous laisse découvrir le livre si vous ne l'avez pas encore lu. 

 

Ma note : ♥♥♥♥♥ / ♥♥♥♥♥

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 14:19

Le second violon, Yves Beauchemin

Editions : éditions du Club Québec Loisirs

556 pages

Pourquoi j'ai lu ce livre ? Pour le challenge Libère ta Pal pour la lettre B. Il a été pris au hasard dans ma PAL et aussi pour le challenge New Pal de Yukarie sur Livraddict.

 

http://www.livraddict.com/covers/26/26491/mincouv13251321.jpg

 

Résumé :(4ème de couverture) :


On a quarante-cinq ans. On commence à perdre ses cheveux et à faire du ventre. On est marié, bon père de famille, chroniqueur des affaires municipales dans un quotidien de Montréal. Et un bon matin on se réveille avec le sentiment désagréable d'être devenu une nullité. Alors un désir fou éclate au fond de soi de crever le plafond, de s'extirper de la commune médiocrité et de montrer aux autres ce qu'on vaut réellement. C'est ce qui amènera Nicolas Rivard à vivre des aventures étranges où il fera l'expérience d'un Montréal inconnu, connaîtra les dénommés Moineau et Chien Chaud (sans compter l'ineffable Douillette), mettra le nez dans un scandale politique (au grand déplaisir d'un ministre véreux), tandis qu'une petite fille aux cheveux roux, venue d'on ne sait où, lui enverra de mystérieux messages. Tout se terminera aux Îles-de-la-Madeleine par une drôle de fête qui annoncera le début d'une nouvelle vie.

 

Mon avis :

 

Un livre que j'ai apprécié. Nicolas Rivard est un journaliste qui, à la quarantaine, subit une crise existentielle. Las de femme, las de son job, il cherche l'aventure, ou les aventures. L'élément déclencheur ? La mort d'un ami : François Durivage, un écrivain qui lui a toujours fait de l'ombre... Là, il doit reprendre une revanche sur sa vie, et se montrer de quoi il est capable. Il veut changer, ne plus avoir affaire à cette monotonie qui rythme son existence.

Au départ on juge le personnage de Nicolas. Puis petit à petit, on comprend son mal-être et on espère qu'il va se sortir de cette crise en accomplissant ce qu'il désire. J'ai éprouvé une certaine sympathie pour ce personnage, bien que je ne sois pas d'accord forcément avec ses actes. Mais il a eu un certain courage, une certaine audace même qu'il n'a jamais eu auparavant. Il a décidé de changer de vie, et s'efforce de faire au mieux. Disons qu'il a besoin de piquant et ne supporte plus la routine... On le comprend parfaitement.

 

Ma note : ♥♥♥♥ / ♥♥♥♥♥

 

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CHALLENGE LIVRE A-Z bookybook

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 14:39

 

Une prière pour Owen, de John Irving

Edition : Seuil

Pages : 569

Pourquoi j'ai lu ce livre ? Parce qu'il était dans la liste des livres pour le baby-challenge littérature contemporaine et que je l'ai trouvé en bibliothèque

 

http://www.livraddict.com/covers/50/50508/mincouv42002010.jpg

 

Résumé ('ème de couverture) :

 

"Si je suis condamné à me souvenir d'un garçon à la voix déglinguée -ainsi commence le nouveau roman de John Irving- , ce n'est ni à cause de sa voix, ni parce qu'il fut l'être le plus petit que j'aie jamais connu, ni même parce qu'il fut l'instrument de la mort de ma mère. C'est à lui que je dois de croire en Dieu ; si je suis chrétien, c'est grâce à Owen Meany."

Agé de onze ans, Owen en paraissait six ans à peine. Mais sa frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue et la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu.

Bien des années plus tard, depuis le Canada où il s'est installé, John Weelwright évoque avec nostalgie le puzzle de sa jeunesse, dans une petite ville du New Hampshire : la vie de collégien, les premiers émois amoureux, la quête du père inconnu, les débuts sournois de la guerre du Vietnam ; et par-dessus tout l'amitié parfaite avec Owen - l'irrésistible Owen qui s'est voué à la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde.

Roman initiatique, où alternent le burlesque et le tragique, tableau d'une génération sacrifiée, chronique insolite au délire soigneusement contrôlé, John Irving est ici plus que jamais inspiré par l'ange du Bizarre. Un ange qui pourrait bien s'appeler Owen Meany.

 

Mon avis :

 

Avec du recul j'ai vraiment apprécié ce roman. Il est vrai qu'il y a beaucoup de longueurs, à différents passages du roman. Mais quand on a terminé ce livre, on a l'impression de comprendre tout le reste. Si je m'étais arrêtée avant la fin, je n'aurais pas compris la dimension que John Irving donne à Owen Meany. J'avoue que ce personnage m'insupportait beaucoup avant de connaître la fin de l'histoire. Je ne comprenais pas comment on pouvait ainsi le mettre sur un piédestal... Il m'énervait parce que tout le monde l'aimait ou presque. Tout le monde ou presque l'écoutait, et c'est cette particularité de sa personnalité qui m'a fortement déplue. Il m'agaçait à être parfait. Même si ses caractéristiques faisaient de lui quelqu'un de réduit physiquement, moralement il était une force de la nature. Ce contraste m'a étonnée. J'aurais cru qu'on se serait moqué de lui toute sa vie, mais non, au plus il "grandissait", au plus il impsait le respect. C'est à la fin que j'ai compris à quel point ses actes avaient été signe de sa grandeur morale. Et en effet, on peut se poser la question de savoir s'il était réellement l'instrument de Dieu. Et personnellement, en lisant le livre jusqu'au bout, je peux le considérer ainsi. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, c'est ce que je crois en un sens.

Ce que j'ai du mal à comprendre c'est le fait que John n'en veuille pas à Owen d'avoir accidentellement tué sa mère. Certes, c'est un accident, mais au fond de moi-même, je pense que même si je savais que c'était un accident et donc aucunement de sa faute, je lui en voudrait quand même, ça aurait été plus fort que moi...

 

Je mets la note de 3/5 à cause de la longueur du livre et de certains événements trop décrits.

 

Ma note : ♥♥♥ / ♥♥♥♥♥

 

 

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